Fantômette Amoureuse, Georges CHAULET

Je profite du fait que je compte republier sur Babelio cette critique de Fantômette Amoureuse parue en 2020 sur un ancien blog pour en faire l'article inaugurant le Bouquinarium.
Le roman est paru intégré à un ouvrage intitulé Les Secrets de Fantômette mais je vais me concentrer uniquement sur le roman et non sur l'aspect documentaire du reste.
Résumé de la critique:
J'apprécie l'humour toujours présent, le voyage en Nostalgie, mais regrette le côté banal du quotidien de l'héroïne.
Certains personnages ont bien évolué, des situations sont assez justes et touchantes sous l'apparente légèreté.
Les anciennes aventures laissent place à des intrigues et enjeux beaucoup plus ordinaires.
La fin est amère et dérangeante, notamment concernant la relation naissante entre Ficelle et Alpaga et la sensation qu'on entre dans le monde des adultes sans trop le remettre en question. On l'accepte et c'est comme ça.
La première question que vous vous poseriez dans l’hypothèse où vous vivriez dans une grotte... ou que vous soyiez très jeunes... ou que vous n'en ayez jusque là jamais rien eu à secouer, la première question, disais-je donc, est :
Fantômette, c’est qui ?
Et je vous remercie infinitésiment de me l’avoir posée aussi délicatement sur la table de mon esprit. Aussi, je vais me compresser de vous répondre en affichant la réponse sur votre écran en pixel véritable, comme le dirait Ficelle : de son vrai nom Françoise Dupont, Fantômette vit sa vie de petite écolière première de la classe le jour (enfin quand elle a cours, ce qui exclut le mercredi, le week-end et les vacances (note éclairante de Ficelle)) et se déguise en justicière masquée la nuit avec une cagoule noire à pompon de même couleur, d’une cape noire et rouge qui tient par une agrafe en forme de F (comme Fantômette!) d’or, et un habit de soie jaune parce qu’il ne faudrait pas qu’un camion lui passe dessus quand elle sort la nuit parce qu’il ne l’aurait pas vu.
Cette petite fille fine et futée fricote avec deux autres filles : la fine et filasse Ficelle et la forte et joufflue Boulotte, toutes deux ignorantes de l’identité secrète de leur copine. Elles sont d’ailleurs trop occupées, l’une à collectionner les chaussettes ou échafauder des plans de carrières foireux, l’autre à manger et à cuisiner, et toutes deux à vivre des aventures avec Fantômette, pour faire le rapprochement avec leur camarade sage et bien rangée. Elles ne la trouvent du reste pas assez futée, trop peureuse, même pas à leur cheville, surtout Ficelle, car pour elle la seule chose qui lui arrive à la cheville c’est sa chaussette. Fantômette est également secondée par Pierre Dupont (aucun lien de parenté), alias Œil-de-Lynx, journaliste à France Flash.
Fantômette a deux ennemis récurrents au fil des romans. Le premier est le Furet, un génie de la cambriole et de l’évasion secondé par la brute Bulldozer et secondé en trois par l’élégant et délicat Prince d’Alpaga. L’autre ennemi s’intéresse peu au vol à main armée avec son masque d’acier qui lui donne son nom de méchant (le Masque… d’Argent) n’apparaît qu’à partir du 23e tome de la série. Avec lui, Fantômette affronte un adversaire plus ambitieux et porté vers l’international avec un petit côté méchant à la James Bond. Il est à trois occasions secondé par son fils Éric qui fait figure de Némésis de façon un peu plus proche que le Furet, dont le trio d’hommes est l’alter ego du trio féminin Françoise-Boulotte-Ficelle. Des ennemis ponctuels s’ajoutent à ceux-ci dans des aventures non moins sensationnelles.
Fantômette nous emmène tout au long de cinquante-trois romans dans des enquêtes hautement parodiques mais qui ne le sont que pour l’auteur et le lecteur. J’y reviendrai plus tard, mais même dans la parodie, les intrigues partaient souvent dans quelque chose de très élaboré témoignant d’un souci évident de ne pas prendre les enfants pour des cons, ce qui est appréciable une fois que l’on devient adulte et qu’on s’y replonge. Les différents éléments de l’histoire pouvaient être absurdes, ridiculement drôles et cartoonesques, mais la trame générale, le but des méchants et la clé de l’énigme ne l’étaient pas… j’y reviendrai.
Posons nous telle une bonne question sur le livre dont au sujet duquel je vais étaler une couche d’analyse issue de mon cerveau sur-développé, une couche épaisse comme la confiture sur une tartine de Boulotte. Dernier volume avant la mort de l’auteur, rédigé à l’occasion des cinquante ans de l’héroïne, Georges Chaulet la fait rentrer dans l’âge éminemment adulte de vingt et un ans. C’était également sans doute le dernier roman tout court, quand bien même Chaulet aurait été le Highlander, tant l’histoire sonne comme un point final plus ou moins majuscule.
Il s’accompagne d’une encyclopédie consacrée à l’héroïne qui aborde certaines questions que je vais vous laisser découvrir car maintenant, je vais spoiler sévère sur ce dernier roman avant le drapeau à damier : Fantômette amoureuse!
ALERTE SPOILER DE NIVEAU 5
Fantômette amoureuse, c’est quoi ?
Vous êtes donc des ténors de la bonne question pour toujours poser celle qu’il faut. C’est bien, vous participez !
Un braquage de banque à la mitraillette est empêchée par le courage et la réactivité de la guichetière qui n’est autre que notre Françoise Dupont, ex-Fantômette, 21 ans et bien rangée comme ses dents que l’on devine aussi blanches. Le journaliste Œil-de-Lynx reconnaît son ancienne source d’articles à sensations et camarade d’investigation. On en profite pour apprendre que Boulotte travaille dans une charcuterie et Ficelle est étalagiste dans une grande surface. La grande perche fantasme sur son directeur tandis que la joufflue en pince pour le barman d’une boîte de nuit. Ficelle ressort des cartons son idée d’agence de détectives qu’elle avait déjà dans le deuxième roman de la série (Fantômette contre le Hibou) et le trio est réuni pour enquêter sur cette affaire dans une boîte de nuit, celle dont on a parlé il n'y a pas si longtemps. Chemin faisant, ex-Fantômette croise comme par hasard la route d’Alpaga, ancien membre de la bande du Furet, qui a ouvert un magasin de vêtements et comme par un plus grand hasard Éric, le fils du Masque d’Argent, devenu un beau et fringant musicien d’allure désargentée. Le prince d’Alpaga lui ayant taillé gratos un costume plus à sa taille, Fantômette reprend du service et finit par découvrir que le cambriolage a été réalisé par Éric qui, ne restant pas sur un échec, entreprend de monter avec Alpaga une arnaque à l’assurance qui ne se passe pas comme prévu, sans pour autant que Fantômette y soit pour quelque chose. Déçus de n’être que des branques qui n’ont même pas besoin d’une justicière masquée pour se mettre en échec, ils montent un groupe de musique pop et se tapent leurs anciennes ennemies. Fin !
Alors, Fantômette amoureuse, c’est comment ?
Vous êtes épouvantablement sagace de me poser exactement la question dont j’ai besoin pour continuer mon discours. Sans vous, je m’emberlificoterais dans mes mots, tiens !
Mais avant, remontons le temps, voulez-vous ? J’ai découvert Fantômette étant enfant avec la série live réalisée dans les années 90 (je suis un vieux Boeing de l’an 89). Autant dire la pire des façons de mettre le pied dans cet univers, mais j’adorais ça. Découvrant au détour d’un jeu de mots-mêlés qu’elle était l’héroïne d’une série de romans, je m’en procure un à la bibliothèque de mon village où j’ai déjà épuisé toute la collection de Boule et Bill. Ça n’a jamais été le grand amour mais des aventures occasionnelles au goût de reviens-y, une bonne tranche de rigolade entre deux énigmes du Club des 5 ou des 6 compagnons (oui, j’héritais des goûts de ma mère, j’ai même lu un ou deux Michel, c’est dire). La petite dizaine de romans que j’ai pu lire, je la relisais régulièrement, et les détails de chaque intrigue se sont imprimés dans ma mémoire.
Lorsque j’ai lu Fantômette amoureuse, vers l’âge de vingt-cinq ans, sans être un incollable sur le sujet, je m’estimais assez connaisseur de l’univers fantômesque pour me faire un avis éclairé. En fait, c’était un vrai plaisir ! J’avais comme les fans de la première heure, cette frustration de ne pas voir grandir ces personnages alors que moi chaque jour me poussait un peu plus vers la fin (normal, je ne suis pas un héros). Je l’avais davantage pour le Club des Cinq, qui pouvait passer dix vacances de Pâques et douze vacances de Noël ou d’été sans prendre une année sur le coin de la tête.
Ici, l’auteur réalise notre rêve et ça fait du bien. D’autant qu’une pause relativement longue semble s’étendre entre l’enfance des héroïnes et cette aventure-ci, donc plus qu’une entrée dans le monde adulte, ça a des airs de come-back retentissant, certains personnages se retrouvant même après une longue séparation, ayant évolué socialement et physiquement. L’humour est toujours présent et c’est également rafraîchissant de voir que même si les problématiques des personnages ont évolué (monde du travail, permis de conduire, vie amoureuse) iels les abordent avec les mêmes caractéristiques qui me faisaient rire (on ne change pas, comme dirait Céline Dion). Les jeux de mots s’enchaînent, le phrasé d’une Ficelle en roue libre et les commentaires acerbes, simplistes et légèrement dédaigneux de Georges Chaulet sur la sôôôciété moderne donnent du sel à l’histoire.Le roman se montre assez critique (même un peu cynique) sur le monde adulte et actuel, des rapports aliénants au travail avec des patrons imbus d’eux-mêmes ou manipulateurs. Ficelle en fait les frais sans s’en rendre compte car son patron joue sur le charme qu’il exerce sur la jeune fille pour la faire travailler à l’extrême en la rendant heureuse de le faire. Est-ce le bon moment de parler de l’aliénation dans le monde du travail ? Non !
Car Fantômette amoureuse, malgré son regard critique sur le monde du travail, reste dans les clous d’une société lisse. La petite morale aux voleurs pour leur signaler qu’ils feraient mieux de travailler plutôt que voler les honnêtes gens fait partie de l’ambiance de Fantômette, je ne suis pas contre. Mais est-ce que c’est ça le devenir de Fantômette ? Je comprends bien qu’après une enfance passée à courir après les bandits, elle ait envie d’une vie plus simple, plus calme. Tomber dans l’exact opposé, c’est un peu fort. C’est ça le plan de carrière d’une fille à l’intelligence et l’énergie capable de comprendre les plans de génies du crime ? Employée de banque ? Françoise, qui aurait pu aller à l’université, devenir une scientifique, ou une avocate, une politicienne, une chef d’entreprise, une artiste accompli ou tant de choses, même sans grandeur, devient la simple employée de bureau au service d’un boss insignifiant, où son intelligence ne servira qu’à identifier des fraudes et empêcher des braquages à l’occasion. Mademoiselle Bigoudi doit se retourner dans sa tombe. Lorsque plus tard, à la fin du roman, l’occasion lui vient de se lancer dans la musique, elle montera un groupe de pop un rien déjanté avec ses anciens ennemis. Elle se donnera en effet, tous les atouts pour réussir : les musiciens ont du talent, un tailleur sera dédié aux tenues de scène et grâce à Œil-de-Lynx, elle s’assure le soutien de la presse… tout ça pour une musique extrêmement passe-partout et niaise pour coller à « l’air du temps ». Quoi que cela veuille dire, cela signifie surtout que Françoise saisit tous les mécanismes qui régissent le monde dans lequel elle vit, les intègre, les accepte, les exploite à son propre bénéfice. Lucide mais allégeante ! Une justicière aurait pu se rebeller, marcher à contre-courant et réussir tout de même. Il me semble toutefois qu’étant enfant, elle n’avait pas une quelconque idée de justice justement. Elle aimait surtout mettre des bâtons dans les roues des vilains, être la plus forte. C’était son plaisir personnel qui la faisait mener cette vie, mais si cette mentalité me paraît amusante venant d’une enfant, lorsqu’il s’agit d’une adulte dans un contexte plus réaliste, ça confine au cynisme et la magie n’opère plus. Fantômette est de droite !
Passons à l’enjeu de cette intrigue, le plan machiavélique du méchant surpuissamment intelligent. Je me souviens des anciens numéros, et j’en ai lu et relu depuis. Le caractère parodique de son œuvre n’a jamais empêché George Chaulet d’avoir des intrigues sérieuses. De mémoire, il y avait un brigand cherchant à se tailler un empire transalpin qui dirigeait sa bande comme une armée, un détournement d’avion pour réclamer des chars aux puissances occidentales et faire travailler un savant pacifiste sur des missiles de guerre, un ambassadeur prêt à tout pour récupérer l’emplacement d’une poche de gaz pour que le parti qu’il soutient puisse conserver son pouvoir, le vol ambitieux de diamants de choix, de diadème, une arnaque au trésor montée pour récupérer une torpille précieuse. Les enjeux étaient importants, les ennemis machiavéliques et tout l’aspect exaltant et inspirant reposait sur le fait qu’une petite fille se mesurait à ces pointures du mal censées la dépasser complètement et réussissait à faire s’écrouler l’édifice de leur génie démoniaque. Rien de tout cela dans Fantômette amoureuse. Les génies du mal ne sont plus là, ou rangés, ou en cavale, ou à aller se faire voir ailleurs. Leurs sous-fifres font une alliance de circonstance pour un casse qui échoue dès les premières pages, puis montent une arnaque à l’assurance qui échoue parce que l’huissier fait juste son travail et qu’ils ont mal lu le contrat d’assurance. Des petites combines qui ratent par la seule intervention de gens normaux. Plus besoin de justicière masquée, ce roman sonne comme un crépuscule annonçant une (en)nuit mortelle. Bienvenue dans le monde des adultes !
Reste l’amour, la grande aventure des grandes personnes car il perd en naïveté et en relative sécurité par rapport aux amours enfantines. Mention spéciale à Boulotte. Son histoire avec Dinozor est simple, belle et la nourriture ne prend pas le pas sur elle. Elle sert de prétexte pour que le couple se rencontre puisque Boulotte approvisionne la boîte de nuit où travaille Dinozor en chips, et elle en profite pour grignoter, mais pas plus qu’un habitué lambda de la boîte. En dehors de cela, la nourriture fait partie de la vie de Boulotte et Dinozor l’a accepté et l’intègre dans leurs jeux d’amoureux (non ce n’est pas ce que vous pensez !). Leur relation passe par différentes étapes de la naissance d’un couple (même si rien n’indique qu’il durera, on s’en fout de toutes manières), même par l’humiliation en public (ici restreint) lorsqu’elle se fera virer de l’appartement de Ray Volvert par son petit ami. Rien de drôle au sein de ce couple, le comique est à l’extérieur dans les réactions de Ficelle. A l’intérieur, c’est mignon, touchant et même déchirant lors de la scène d’humiliation.Pour Françoise/Fantômette, c’est plus tumultueux. Les hommes qui la connaissent de longue date sont plus âgés qu’elle pour la plupart. Elle dit qu’elle a des prétendants, elle se fait complimenter par Œil-de-Lynx, mais ce n’est qu’un peu de complicité entre de vieux amis. Elle s’amuse d’Alpaga qui prend ses mesures, lui en profite pour lui sortir des compliments assez intrusifs qu’elle n’a pas demandé et surtout pas à son tailleur, mais Françoise ne se laisse pas faire et bien entendu, Alpaga n’imagine même pas le début d’une aventure avec la jeune aventurière. Il reste Éric, son ancien adversaire qu’elle a fini par respecter et trouver beau car il est à la hauteur de son intelligence, de sa ruse, et de son âge. Leur amour naît un peu vite compte tenu du passif qu’ils devraient avoir à surmonter, mais les romans Fantômette sont trop courts pour explorer et magnifier une histoire sentimentale en plus de plein d’autres sous-intrigues. Avec Ficelle, on rentre dans le glauque. Elle perçoit les compliments de son sous-directeur comme des déclarations d’amour et ce dernier en est parfaitement conscient. Il manipule Ficelle par le charme et les sentiments pour la faire travailler plus et personne ne semble le faire remarquer à la jeune mince qui n’en croirait sans doute pas une miette. Devant le fait accompli, c’est-à-dire quand elle apprendra le mariage de Casimir Mirliton avec Barbara, vendeuse en parfumerie, elle désespère. On peut donc penser que Françoise et Boulotte, connaissant bien leur amie, savaient que lorsque la vérité lui apparaîtrait, elle n’en serait secouée que quelques minutes puis reprendrait du poil de la bête, comme elle l’a toujours fait avec ses diverses hobbies qui passent les uns après les autres (galères, chevalerie, chaussettes, glaciers…). Sauf que là on ne parle plus des loisirs d’une enfant, c’est de sentiment qu’il s’agit et Ficelle ouvre son désespoir à Alpaga qui lui propose de venir dans sa boutique « pour lui confectionner une nuisette en soie extra-légère. Une œuvre vestimentaire des plus artistiques qui nécessitera, selon le Maître, un nombre d’essayages assez conséquent. »
L’histoire ne finit pas bien ! Voilà le point le plus dérangeant du roman. On a un ancien criminel multirécidiviste qui va clairement profiter de la détresse sentimentale d’une jeune fille pas très éveillée et largement plus jeune que lui pour la mettre dans son lit, dans sa cabine d’essayage, sur le sol ou le comptoir de sa boutique de fringues, au choix. En tous cas, on a aucun autre élément pour comprendre autrement la fin du roman. Bienvenue dans le monde des adultes, comme je disais plus haut. Je blâmais les enjeux ennuyeusement banals de cet ultime opus, j’ai maintenant à blâmer la réalité horriblement banale de bien des femmes du monde réel sans clé pour m’indiquer comment l’auteur a pensé cette chute. Ne venez plus râler pour la fin de Game of Thrones !
Je crois que je vais conclure (aurait pu dire Alpaga)
Fantômette amoureuse reste une aventure plaisante à lire pour qui veut un dernier shoot d’héroïne masquée, mais j’aurais voulu que Fantômette et ce trio continue de lutter, même avec des combats adaptés aux adultes. Notre monde bien de chez nous n’en manque pas. Je n’ai jamais considéré Fantômette comme une icône féministe, en dépit de ce qu’en disent l’auteur et nombre de ses lectrices. L’héroïne est une fille et elle s’en sort toujours, la belle affaire ! Tous les autres personnages dont l’intelligence est valorisée sont des hommes : Œil-de-Lynx, le Furet, le Masque d’Argent, Éric, Mandrin… Peut-être y en a-t-il dans d’autres romans que je n’ai pas lu, mais vu de mon corpus, ça ressemble davantage à la lutte des enfants contre les adultes que celle des filles contre les garçons. Il y a de grands combats dans notre monde et plein de manières de les mener, Chaulet aurait peut-être pu faire une fin ouverte vers ces perspectives. Après avoir fait rêver les enfants, faire rêver les adultes, même sur un point final (suspendu), ces mêmes adultes qui pour la plupart ont grandi avec ses personnages, cela aurait eu du sens.


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